31 janvier 2008
Le maternage et moi, I
Après différentes lectures d'ouvrages sur le sujet, oui oui je m'y suis mise seulement après les enfants et je viens d'en avaler pas mal ces derniers mois, je m'aperçois que si dans un premier temps le maternage était simplement une évidence, maintenant je réfléchis à la portée de nos actes, des différents modes éducatifs etc.
Je crois que ds le maternage ou autre chose, l'essentiel c'est que les parents le fassent en harmonie avec leurs idéaux et non pour se conformer à quelques protocoles. Ecouter quelques avis de pédiatre du style "laisser le pleurer ou faut qu'il dorme seul" m'auraient fait devenir une mauvaise mère, divisée entre son ressenti et des choix imposés par d'autres, de la même façon j'aurais mal vécu un allaitement ou un cosleeping ou un fort attachement au contact, au peau à peau imposé par autrui. Faire ce que l'on pense le mieux, c'est j'imagine déjà beaucoup pour nos enfants (mais je m'inquiète de ces femmes très autoritaires qui sont convaincues d'agir au mieux). Je ne cherche pas à me convaincre de mon mode de fonctionnement, je le porte en moi de façon très naturelle, néanmoins je tente de le faire évoluer, de modifier certaines choses.
Je ne suis pas là, pour militer pour une cause, juste pour faire part de ce que j'ai appris au contact de mes enfants. Et le maternage m'est réellement venu en leur présence. Il est là chaque jour, sous différentes formes! Lesquelles? C'est là que ça se complique, je me suis posée la question il y a peu, quel est mon maternage? Et bien: je crois que c'est beaucoup de contact, le portage, des massages, des bébés qui ont été ds les bras quasi exclusivement les premiers mois, l'allaitement (pendant un temps), le sommeil partagé, la douceur au quotidien, j'essaie vraiment d'éviter de céder à ma fatigue, de ne pas crier etc..., on explique beaucoup de choses de nos sautes d'humeur à l'épuisement, on leur laisse beaucoup de marge de manoeuvre pour explorer la vie, le quotidien etc, le maternage pour moi c'est être là à l'écoute de mes enfants pour respecter au mieux leurs désirs, leur rythme.
Pas facile pour moi de bien saisir où se trouve la limite entre bien ou mal faire. Je me demande parfois où nous portent nos enfants, ce à quoi l'on va se confronter plus tard, quelles relations nous aurons? Je n'aurai jamais ces réponses par anticipation, seul le temps pourra me les donner, n'empêche qu'elles sont là. Qui peut prétendre être parfait, savoir toujours agir raisonnablement. Parfois, je me suis sentie trop loin de mes lectures, j'en culpabilisais. Parce que j'ai pu crier sur les enfants excédée de leurs bêtises, dépassée par leur énergie. Parce que je suis incapable d'être suffisamment à l'écoute pour l'HNI. Ou bien d'autres choses encore! Pourtant, ce qui m'amènait à cette culpabilité était quelque peu excessif, lire un fait me le rendait indésirable, destructeur pour l'enfant etc et reconnaître être passé par telle ou telle situation difficile à gérer. Alors, j'ai regardé mes enfants, notre vie de tous les jours, les excès n'ont jamais (piur l'instant je ne suis à l'abri de rien) pris des dimensions catastrophiques, ils ont été explicité. A trop lire, j'ai oublié que c'était loin d'être répétitif ou quotidien, car lire les effets de tels ou tels comportements m'ébranle et m'empêche parfois de voir ce comportement comme un acte isolé. Je m'en excuse pas, j'ai tendance à crier, j'en ai conscience mais je préviens les enfants et j'y travaille. Je crois que la culpabilité est nocive quand elle pénètre insidieusement au coeur de nos comportement, pourtant en prenant du recul, en examinant les choses, je me rends compte que cette culpabilité a pu se retourner pour me porter ailleurs, vers la maîtrise de cette voix qui montait trop haut, vers cette capacité toute nouvelle à contenir le bouillonement qui m'envahit et que je ne laisse plus sortir aussi vite, aussi brusquement. Alors, cette culpabilté était bénéfique, elle m'a ouvert des portes!
Le maternage est un champ difficile à délimiter, chacune de nous peut le laisser s'exprimer librement, de façon différente. Il peut être plus ou moins contenu, plus ou moins développé. Le maternage pour moi c'est accepter de dire que l'on pense faire le meilleur pour notre vie de famille sans craindre d'être jugée. Autant dire que je n'y arrive que très progressivement. Encore très attachée à des traditions, des normes, je crains de trop m'en éloigner et pourtant je devrais l'admettre je suis déjà assez loin du sentier des normes établies. Le maternage, l'attachement proximal, le parentage, j'y réfléchirai encore, essaierai de le définir, mais une réflexion de mon papa me touche et me convaint de rester sur ce chemin là, que nous avons tracé rien que les enfants, moi et lui, "ils sont bien là dans leur vie, je m'en fiche qu'ils fassent pas comme tout le monde, ils réussissent à être heureux". Il est pas très expressif, ni démonstratif, mais là il m'émeut drôlement ds cette petite description de notre parentage!
29 janvier 2008
Salle de bain, le combat reprend!
Je m'avoue VAINCUE à plusieurs reprises mais je me relève et recommence! Faut dire que l'existence de vieux pots de produits que j'utilise pas mais qui ne sont pas vides m'empoisonnent la vie, à cause d'eux je me dirige vers les produits bourrés de trucs chimiques, toxiques et bon marché!
Mais là j'ai décidé de gaspiller une fois n'est pas coutume, je mets tout dans le sac poubelle et je remplace nos produits d'hygiène DEFINITEMENT! Alors retour vers le guide Cosmetox de Greenpeace, et voilà la liste de ce que j'ai commandé (pour moi et David, les enfants ça va leur produits ne sont pas mauvais, je n'ai pas à tout reprendre de ce côté!):
- Alors dentifrice: je vais tenter la recette de Raffa
- Gel douche: j'ai priviligié un gros flacon de chez douce nature
- pour le visage: nous conservons le pain de savon de marseille et un savon d'Alep
- nous utiliserons le shampoing lavera que j'utilise déjà sur nos petites têtes blondes (euh voui bon à moitié!)
- Reste le démaquillant, je le remplace pas, j'utiliserai de l'eau savonneuse
- Déodorant: nous conservons évidemment la pierre d'Alun de douce nature aussi tiens!
- Pas de produit de rasage
- Nous n'utilisons pas de lait, crème de jour etc... (je suis pas une vraie fille ou femme d'ailleurs, je ne fais pas attention à ma peau, je ne connais pas les gommages et autres!)
- ET le PARFUM bah j'ai du mal à me séparer du mien mais pourtant je ne le renouvellerai pas... et je choisirai un parfum bio à la place. D'ailleurs c'est bientôt mon anniversaire ;)
Alors avec tout ça, zhom va encore me dire que ce remaniement de nos habitudes coûte CHER (que nenni je trouve que les produits douce nature sont tout aussi intéressant que ceux que l'on utilisait.), je n'ai pas fait le compte mais c'est vrai que ces changements ont un côut mais en général à part quelques trucs assez onéreux je trouve qu'ils sont vite rentabilisés, durent davantage etc. Reste que pour l'alimentation, il nous est actuellement impossible de manger exclusivement bio...il a raison, mais je crois que l'on pourrait si l'on prenait le temps de se réorganiser! Je vais me pencher là dessus prochaienement!
Après la salle de bain, je passerai à une inspection de nos autres facheuses habitudes!!! Mais je crois vraiment que c'est ici que j'ai le plus de mal à modifier mon comportement de CONSOMMATRICE!
27 janvier 2008
Don, promesse de vie
Un de nos amis vient d'obtenir une greffe de rein... Quel bonheur, lorsqu'il nous appelle pour nous prévenir qu'il s'est fait transplanté, nous lui avons rendu visite, un seul message, une vie vient d'en sauver d'autres...
Pourtant, les organes, les donneurs manquent, c'est une question sûrement difficile mais pourquoi une telle pénurie? Pourquoi un tel attachement à ne surtout pas "abimer" le corps de celui qui vient de nous quitter?
26 janvier 2008
Ca compote!
En ce moment, les enfants en rafolent, alors vu que les pommes sont de saison, on fait et refait des compotes. Je me lasse un peu de tourner autour de ces recettes là: pommes-citron, pommes-poires, pommes-pruneaux, poires-amandes, mais je manque toujours d'iriginalité en cuisine, sûrement parce que je suis à la recherche des goûts de mon enfance! Suffirait d'ajouter quelques épices peut-être.
Mine de rien, les compotes maison, c'est l'évocation de plein de souvenirs, je me rappelle petite avoir passée des heures assise à côté de maman qui épluchait, coupait les pommes, les faisait revenir dans le beurre et cette odeur des pommes qui dorent, mmmmhh, j'espère que plus tard les pailles des enfants retrouveront cette douce sensation d'une saveur presque "maternelle"
en reproduisant l'un de nos petits rituels culinaires!!!
24 janvier 2008
Vous aviez une liste vous?
Hier piplettage avec une copine de fac (ancienne copine de fac, je suis plus étudiante, ça rentre pas ça!) croisée en ville et arborant un joli ventre rond. Je note que j'ai du faire mon bébé deux ans trop tôt vue la floppée de ventres rebondis qui me tournent autour ces derniers temps!
Cette fille, elle était tout ce que je n'étais pas à la fac (et aujourd'hui j'ai encore du mal à modifier des habitudes!), elle pratiquait la simplicité volontaire (peut-être sans le savoir), elle mangeait, lavait, s'habillait bio ou équitable. Alors quand elle me dit "je devrais faire une liste de naissance vu tout ce que je vais avoir d'inutile!" (on s'est croisées dans une petite boutique, toutes 2 choisissant des colliers d'ambre!) je repense à tous ces achats pour la naissances pensés indispensable et révélés inutile!!!
Je n'avais pas fait de liste, ma soeur m'avait fait une liste, j'avais du mal moi à concevoir l'arrivée imminente de ma puce alors que je n'avais en tête que des cours de sociologie de l'éducation, de grands pédagogues, des usages des tice etc. Le temps d'un café, j'ai essayé de recenser avec elle ce qui m'avait vraiment servi, ce que j'avais apprécié. Ce qui par contre s'est plus ou moins vite montré inutile! Alors, voici notre liste, je partage les fruits d'une petite heure en délicieuse compagnie, on sait jamais:
Un coussin d'allaitement ça sert et ressert, d'une part pour éviter le transat les premiers mois, de l'autre pour les tétées, mais aussi en fin de grossesse pour dormir!
une peau de mouton (d'ailleurs chez nous petites nous avions 2 usées par le temps, je ne sais pas comment m'y prendre pour les laver en profondeur?)
un collier d'ambre (moi j'ai toujours courru lors de leur première crise alors que si on le met plus tôt on agit évidemment plus tôt!)
un tapis d'éveil tout doux et confortable (j'ai deux loulous pouvaient pas toujours être ds mes bras quand même, et j'aime pas trop le transat pour les tous petits, chez nous le transat a été utile vers 5 mois pendant nos repas...encore trop petits pour leur chaise haute!)
quelques petits instruments, grelots (cadeau que j'ai trouvé très sympa et très utile pour jouer avec ti bout au tout début)
des cubes en mousse colorés
une baignoire shantala
une écharpe ou un bébé tube
des cadres, des jolies choses à regarder ds sa chambre, un mobile coloré
des hochets en bois, des jeux en bois, des livres tissus, des livres tout cartonnés (nos enfants s'en sont vus offrir plein,
très bonne idée!)
un drôle de hochet de chez manhattan toys que j'adore :
Surtout pas opter pour le combiné poussette juste une poussette peu encombrante (si un bébé 2 se pointe très vite!), quoique la nacelle de la poussette m'a beaucoup servi en voiture.. Mais la poussette Ange n'y est pas allé avant au moins 1 an!)
Pour Ange nous avions aussi acheté un lit alors même qu'Anna ne dormait pas dans le sien, il a vite été démonté, vendu, le lit de papa et maman c'est pas mal, ou un petit lit qui se fixe au leur??? Du coup, les nombreux tours de lits offerts n'ont pas vraiment été utiles non plus.
Voilà pour moi, je crois que ce futur bibou-là ne subira pas les hésitations de sa maman qui est beaucoup plus sûre de ses choix que je ne l'étais, hihi!
21 janvier 2008
Mais tu fais quoi de tes journées?
Quelle question! A chaque fois, ceux qui la posent se voient envoyer sur les roses, ils m'énervent.
Parce que oui évidemment je glandouille, je passe mon temps devant la télé ou les enfants ça dépend, je laisse les enfants se préparer à manger des plats surgelés, les fringues sont crades mais c'est pas grave on est à la maison nous!, je me prélasse dans ma baignoire! Alors à quoi bon me le demander????
En réalité, mais ça je ne leur le dis pas, je glandouille un peu c'est vrai, je parle avec deux petites têtes blondes et ça prend du temps de pourquoi en pourquoi, je prends ma douche en 5 minutes grand maximum pdt que petit loulou et louloute s'éclate avec le linge au pied de la baignoire,puis je prends le temps de vivre avec mes enfants, on chantonne des comptines, on fait des puzzles, on dessine, on fait de la pate à modeler, de la peinture, on s'occupe de nos autres bébés "les poupées" qui ont besoin de câlins, de mamours, de tendresse et aussi de visites chez le docteur (ça je ne l'explique pas!), on fait des petites courses tous ensemble puis on prépare le repas à 6 mains, on touille, on répare les débordements et on attend que ça mijote avant de se régaler, on se dorlote, on se cajole, on rêve, on enfile des perles de vie sur un fil invisible et on rejoue, on sort au parc, on fait des courses de voitures, on joue au ballon et on range tout il est l'heure de remanger, de se câliner, de lire des histoires et de s'endomir les uns contre les autres!
Et là je me relève, je lis un peu, je fais le ménage, je bois mon premier thé de la journée dans le silence total! Et je trouve ça si beau ce mouvement en pause, mais seulement parce que je sais que dans quelques heures tout reprend!
Entre obligations et les demandes incessantes des enfants, il y a des heures et des heures de bonheur si simples, si purs, c'est ça que je fais de mes journées: je participe à leur bonheur, à leur épanouissement, vous comprenez pourquoi je n'en dis rien à ceux qui trouvent que quand même je suis un peu fainéante, ils ne comprennent pas la valeur de cette disponibilité, ils ne voient pas que chaque jour, quelques pas les uns après les autres ont pour seule finalité d'aider mes enfants à bien grandir!
19 janvier 2008
Isabelle Filliozat
Au coeur des émotions de l'enfant.
Avant de prendre le temps de créer un album photos de mes lectures incontournables, je voulais citer celui-ci. A remettre entre toutes les mains, j'aime son écriture, ses positions, ses conseils à mettre ou non en application, car la dame nous invite à réfléchir pas à adopter coûte que coûte sa méthode!
Ok, faut remuer certaines émotions qui nous sont propres avant d'aborder celles de nos petits loulous, les questions seront là, les remises en questions aussi, mais avec des réponses qui normalement feront très vite surface, car on est guidé, accompagné en douceur avec des exemples très concrets. La vision très éclairée de l'auteur permet de créer des relations harmonieuses, sans heurt et d'avancer encore plus dans notre démarche de respect et d'écoute de l'enfant. Bref, à celles et ceux qui n'auraient lu aucun de ses ouvrages, commencez par celui-ci!

18 janvier 2008
Louloute me réclame l'école
déjà!!! Elle n'a pas apprécié l'ambiance Montessori, comme quoi en tant que parents nous ne pouvons pas toujours choisir pour eux. Même si japprécie cette pédagogie, je ne m'étais pas arrêtée sur cette seule alternative, du coup, elle ira probablement dans une école de type Freinet à la rentrée, si elle souhaite toujours intégrer l'école dans quelques mois. Tous les jours, elle réclame, ne comprend pas cette attente, ça me fend le coeur, ma petite louloute a tellement grandi! Je lui souhaite de s'y plaire, d'y rencontrer la diversité, la mixité, de ne pas se heurter à un prof dispenseur de tous les savoirs. Je crois que tout sera de son côté vu le lieu où nous souhaitons la laisser découvrir la scolarité!
Je me pose cette question de savoir comment réagir lorsque nos enfants s'éloignent de ce que l'on pensait le mieux pour eux? Je l'encourage lorsqu'elle me réclame l'école, la soutient, mais je lui ai dis les premières fois que le sujet a été abordé que j'avais pensé qu'elle irait plus tard, que j'aurais apprécié la voir grandir plus longtemps à mes côtés, mais qu'évidemment je voyais bien qu'elle serait prête à l'heure de la rentrée à rejoindre les autres enfants à l'école! Sa réponse? Un câlin pour guérir maman et "c'est quand l'école, 2 dodos? 5 dodos?"
Ah sacrée louloute!
15 janvier 2008
Je ne me l'explique pas, je mangeais de la viande midi et soir depuis toujours et depuis plusieurs semaines j'en mange de moins en moins, je ne supporte plus de toucher la viande crue, ne mange plus que de la volaille et du poisson... du coup je m'interroge sur les régimes végétariens équilibrés mais quelle jungle! Ma démarche n'est peut-être pas utile autour de moi les quelques amis végétariens estiment avoir une alimentation plus saine, néanmoins je suis souvent anémiée en fer, d'où la crainte de ne plus en assimiler suffisamment. Et puis, je m'interroge aussi pour les enfants vus que l'on mange les mêmes choses, est ce que si je diminue leur apport en viande c'est mauvais? Je pense au contraire que jusque là ils en consommaient trop...
Des végétariennes dans le coin prêtes à éclairer ma lanterne? Non pas que je le sois, ni le devienne (quoique j'apprécierai ne pas ressentir le manque de viande et m'en passer totalement!) mais j'aimerais juste savoir si vous êtes davantage sujettes aux carences? Du coup, profitant de ce dégoût temporaire (?) pour la viande, nous mangeons davantage de légumineuses et d'oeufs, peut-être pas assez de fruits ou de produits céréaliers. Le bénéfice que j'y vois c'est que sans aucun doute l'éviction même partielle de la viande permet de manger moins de graisse (je cuisinais la viande au beurre voire à la crème fraîche aussi!) ça ne doit pas nous faire de mal!!
14 janvier 2008
Help me
J'aurais voulu mettre en colonne gauche les livres qui m'épaulent, qui abordent le maternage, les naissances respectées, l'écologie etc... Mais je ne sais pas comment m'y prendre. Si quelqu'un le sait.. Mais je vous préviens je suis une quiche en informatique!!!
